Présentation d’une activité de composition autour de la pulsation sur tablette iPad ou Android avec l’application Launchpad. Elle pourra être déclinée avec GarageBand (les LiveLoops) ou l’app RemixLive sur iOS et ANDROID !!!! il faudra chercher des équivalents sur les window…

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Création sur base de pulsation

Comme de coutume, commençons par les créations des élèves ! Les élèves avaient la mission de composer une oeuvre de forme ABA. Chaque partie devait durer 16 pulsations. La partie A devait faire entendre la pulsation tandis que la partie B ne devait pas la faire entendre.

 

Démarche de création & consignes

Tout est consigné dans les fiches suivantes : Fiche consigne Launchpad & fiche consigne GarageBand. Dans les exemples ci-dessus, c’est l’app et la fiche Launchpad qui a été utilisée. La fiche consigne GarageBand n’a donc pas été testée en condition réelle

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Apps possible à utiliser. Pour les extraits, nous avons utilisé Launchpad.

En terme pratique de classe, j’ai redonné les consignes à chaque temps de travail. Un élève a aussi reformulé à chaque fois. Nous avons eu au maximum 3 temps de travail. Les consignes sont donc globalement bien passées.

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Aperçu de la fiche consigne. Les fichiers originaux sont plus haut dans le texte 😉

La consigne incluait également le fait de présenter le travail effectué, dès qu’on le jugeait terminé. Cela m’a permis dans un premier temps de faire de la remédiation différenciée. Dans un second temps, j’ai pu « former » des tuteurs qui prenaient mon rôle d’évaluateur afin que je puisse m’occuper d’autres élèves. Avec certaines classes j’ai même pu former des binômes aux partages de fichiers des autres groupes ! C’est la partie la plus complexe le partage…dédicace à Benou 😉

Le bilan de cette pratique consistant à formuler les consignes à chaque temps de travail, à les faire reformuler puis à accompagner le travail d’une fiche étape a bien fonctionné de façon générale. C’est donc un trio à reproduire. Je signale par ailleurs que les deux premières étapes m’ont été suggérées par Sylvain Connac. Ce que j’ai retenu de nos échanges était qu’il était primordial de prendre le temps nécessaire pour que les consignes soient comprises. D’où la nécessité de les réexpliquer à chaque fois et de les faire reformuler par un ou plusieurs élèves. Hors iPad j’ai procédé à la même démarche pour mes autres niveaux de classe et j’ai observé que d’une façon générale, les consignes étaient mieux comprises.

Contexte pédagogique

L’activité présentée dans ce billet prend place dans la première séquence de l’année en 6e. Elle pose la question : « Comment les musiciens jouent-ils, ensemble ? ». La pulsation est la notion abordée et déclinée sous toutes ses formes (perçue, jouée et crée).

La séance 1 fait émerger la question au travers de l’écoute principale et des écoutes transversales pour aboutir sur la notion de pulsation au travers d’une capsule, en réponse de la recherche…pas en amont !! Ce temps d’échange et de débat est précédé par l’apprentissage d’un chant mettant en oeuvre la pulsation, sans que celle-ci soit nommée.

La séance 2 voit se poursuivre l’apprentissage du chant. De nouveaux exercices autour de la pulsation interviennent pour ensuite aller vers l’écoute principale, en réactivation. Des écoutes complémentaires permettent d’entrevoir la présence ou non de la pulsation mais également le fait de compter le nombre de pulsations pour observer un cycle de changement. Cela nous permet d’embrayer sur la présentation du projet de création (en fonction du temps).

L’activité de création prend place aux environs de la séance 3 en fonction de l’avancée de la classe.

 

Nicolas – edmustech.fr

Pour faire suite à un article récemment publié sur un de nos sites partenaire (par ici) au sujet des paysages sonores, voici un projet réalisé par Emmanuel Quatrefages.

Professeur des écoles et musicien, il partage un projet de création sonore autour du conte et des paysages sonores. Je lui laisse la parole !

 

Il y a quelques années, je prenais un poste de direction d’école élémentaire, une grande école. Il me vint une idée saugrenue : lancer un projet qui rassemblerait l’école autour de l’éducation musicale. Un projet qui permettrait de la transversalité autour de créations musicales à la portée des enfants.

Premier pas de cette danse pédagogique : trouver l’idée qui ferait consensus. Je la trouvai dans la notion de paysage musical, ou paysage sonore, comme un compositeur le disait au Canada (Schafer, 1973). Les travaux quotidiens des classes, quels qu’ils fussent, se marièrent à merveille à cette idée.

Deuxième pas : de l’écoute à la manipulation. Nous étions en période 4, la période entre les vacances d’hiver et celles de printemps. Beaucoup de beaux progrès avaient éclos et de belles activités mises en place. Dans une classe de cycle 2, l’idée était d’illustrer un conte étudié en classe. « Qu’entendez-vous lorsque le personnage traverse tel lieu ? » Et nous mettions les élèves à l’écoute de sons. Une écoute pour comprendre, pie ressentir, pour exprimer. Puis, de sons en bruits, l’écoute devint mécaniquement une envie irrésistible de produire. Face à une montagne d’objets familiers (bâtons, sacs, bouteilles, feuilles, cordes, chaînes… de nombreux objets), les enfants emplis d’écoutes variées se mirent à explorer avec plaisir, à manipuler des concepts musicaux.

Troisième pas : essayer, analyser et enfin… enregistrer. Enfin ? Pas vraiment. L’enregistrement marqua un nouveau début. D’un son qui plaisait, l’enregistrement le modelait en objet d’apprentissage. Ce n’était pas la production en tant que telle mais les compétences spécifiques que chaque enseignant voulait faire travailler qui en étaient grandis. Un des enseignants de cycle 3 finissait une séquence de géographie avec des études de paysages divers. « Quels sons vous rappellent la mare du paysage d’hier ? Quels bruits illustrent les panoramas de la ville que nous avons étudiée ? » Il était question de créer, d’inventer. Tantôt les élèves assemblaient des sons superposés  (toujours avec le matériau multiples d’objets simples), tantôt il les enregistraient l’un après l’autre à la manière d’une piste que l’on remontait avec les oreilles.

Quatrième pas : publier et échanger. Pour cette étape, un (vrai) compositeur (Benoit Fremaux) vint à notre rescousse. Il nous expliqua son quotidien. Il nous apporta la technique finale qui nous manquait, la précision dans les fréquences et la compréhension de toutes ces vibrations qui est hors programme des élèves de l’école primaire. Mais puisque nous voulions publier, autant le faire bien. Et les élèves des autres classes purent ainsi écouter à leur tour, décrire, manipuler, reproduire et créer aussi. Car je le disais en amont et cela sera ma conclusion : il y a quelques années me vint une idée saugrenue… L’éducation musicale peut être un ciment pour un projet transdisciplinaire qui crée du lien.

E. Quatrefages

Voici la production :

Un des volets  de notre programme concerne la voix parlée. Il m’a semblé intéressant d’utiliser la séquence sur le cinéma pour faire un travail de création sur les dialogues parlés.

Certains élèves ont des difficultés à s’entendre parler, le fait de transformer leur voix permet de détourner cette difficulté en exploitant les paramètres de la musique (hauteur – durée – timbre)

Voici un tutoriel qui vous guidera pour coller des nouveaux dialogues sur un extrait vidéo en modifiant votre voix grâce à l’iPad, avec iMovie, VoiceJamStudio pour les effets vocaux (d’autres applications ont la même fonction) et audioshare pour l’exportation des sons.

Alors à vos stylos pour écrire des dialogues… et votre imagination pour caractériser les personnages en modifiant la voix.

Véronique Chenu (professeur à Pouilley les vignes dans le Doubs)

Pourquoi un travail avec un simple rouleau de scotch ? Parce que j’aborde en troisième l’évolution du langage musical au XXe siècle. Au travers de nombreuses écoutes (Le sacre du printemps de Stravinsky, Ionisation d’Edgar Varèse, Pierre Henry avec la musique concrète notamment : Variations pour une porte et un soupir, Psychérock, Steve Reich  et la musique minimaliste,  répétitive ainsi que John Cage.)

Les élèves sont assez déstabilisés surtout par  les Variations pour une porte et un soupir. Ils n’ont pas du tout l’habitude d’entendre une musique atonale sans repères mélodiques et rythmiques. La musique concrète pour eux, c’est encore du bruit.

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Véronique Chenu (professeur à Pouilley les vignes dans le Doubs)

L’adaptateur microHDMI vers HDMI de Link Cable Store (5,36€) permet de relier un câble HDMI à une Surface et la plupart des tablettes Android.

lcs microhdmi vers hdmi

Les tablettes Surface (à partir de la 2) et Android (depuis 4.2) ont quasiment toutes la possibilité de diffuser leur écran sans fil au moyen d’une clé Miracast comme décrit ici. Pourtant, il arrive que pour une raison ou une autre, la diffusion sans fil ne soit pas possible (quoi ? Du vécu ?? Peut-être bien 😉

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Objectif :
Réaliser une courte production au piano avec une mélodie improvisée et un accompagnement.

Application : GarageBand

Lors de la découverte de Garageband avec des élèves de 6e, il est important de leur proposer un nombre réduit d’outils : choix de la tonalité, nombre d’accords, instrument…

Les accords – Piste 1 :

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Une étude réalisée sous l’impulsion de Vincent MAESTRACCI, inspecteur général de l’éducation nationale.

Un document de 42 pages :

  • Des tablettes pour quels usages ?
  • Sélection d’applications et propositions pédagogiques
  • Les dispositifs pédagogiques
  • Quelques exemples d’usages dans 3 collèges

http://edmustech.fr/wp-content/uploads/2014/11/étude_tablettes_Education_Musicale.pdf

Nous ne pouvons qu’être enthousiaste de constater que notre IG, M. Maestracci, publie ce rapport à peine quelques jours après l’annonce présidentielle du futur équipement en tablettes. Il fait montre d’une volonté d’inclure l’éducation musicale dans ce plan numérique pour l’école. Nous espérons que e-musictab.fr saura accompagner et partager de bonnes pratiques pour y entrer pleinement.

Nicolas Le Cunff, enseignant dans l’académie de Rennes, propose un tutoriel pour créer un arrangement avec Garage Band dans le style blues.

Ce travail de production peut être réalisé par un groupe d’élèves de A à Z et ceci, en collaboration.

Il permet , par un travail en atelier, de percevoir les composantes essentielles d’un blues (structure, harmonique , plans sonore) mais aussi d’être un véritable support pour une création de chanson. Il permettra également d’aborder l’improvisation.

Une fois n’est pas coutume, je vous communique une info pour les utilisateurs de Surface en éducation musicale, le Blue Microphones YETI est annoncé compatible avec les versions de Window récente.

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D’après cette page, les versions W7, RT, 8, 8.1 RT, 8.1 sont compatibles, tout laisse donc à penser que le micro est compatible avec la Surface.

En attendant de pouvoir le tester si  vous possédez ce micro et une Surface, nous serions ravi d’avoir votre retour !

Par ailleurs, le micro est fonctionnel avec l’iPad au moyen d’un adaptateur usb-lightning.

 

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